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Le plus difficile des deuils…




Devoir lâcher prise et s’éloigner d’une personne qui est supposée être la plus proche, qui nous devrait nous connaître par cœur, qui nous a conçus et qui a pris soin de nous enfant. Oui, notre chère maman. Je crois que c’est un des plus gros deuils que j’aurai eu à faire dans ma vie. Dire au revoir à cette personne qu’on aime, mais qui est nocive pour nous, pour le bien de notre santé mentale. Peut-être que tu te reconnais dans cette histoire? Si oui, je suis avec toi ! Ce n’est pas facile et je ne te mentirai pas en te disant que tu t’en remettras, mais tu te raccrocheras aux gens qui t’apprécient à ta juste valeur et qui, surtout, te respectent. Tu ne le feras pas que pour toi, mais aussi pour les autres autour parce que cette relation malsaine a des répercussions sur toi et eux.


Lorsque j’essaie de me rappeler de mes souvenirs d’enfance, j’en ai très peu qui me reviennent de nous 2. Du moins, j’en ai des moins heureux comme la cicatrice sur mon poignet qui me le rappelle très bien. Je pense que tu as fait ton possible, comme on essaie tous, mais personne n’est parfait, je le sais aussi. Je me rappelle la petite fille qui avait besoin de sa maman, mais qui se faisait repousser subtilement. Aïe ! J’ai essayé très fort d’avoir un peu d’affection, j’avais besoin de ressentir que tu m’aimais. Je me sentais terriblement seule. Ce sentiment de solitude, ce vide, cette culpabilité-là, je la traîne encore aujourd’hui, 30 ans plus tard. Ai-je fait quelque chose de mal ? Toutes ses paroles non tenues dans les moments où j’avais vraiment besoin de toi, mais que tu n’y étais pas, ça me fait mal encore en dedans. Je vis aujourd’hui avec un manque de confiance en moi, mais ne t’inquiète pas, il ne me détruit plus maintenant. J’apprends à me reconstruire petit à petit. 


J’ai toujours pensé que d’avoir un enfant aurait été une belle occasion de se rapprocher et que tu puisses recommencer un nouveau départ, peut-être pas avec moi, mais plutôt avec lui. Ça l’a été un peu, ça me faisait du bien, j’espère que toi aussi. Puis petit à petit, les visites se sont éloignées, la prise de nouvelles aussi. Ce sentiment de vide, cette solitude revenait toujours. J’avais l’impression de courir, de vouloir faire partie de ta vie, mais que toi tu n’en voulais pas… encore. Les mois passent, les enfants grandissent et les visites deviennent des souvenirs. J’ai eu besoin de toi, de ma maman, mais où étais-tu ? Où es-tu ? Pourquoi ai-je peur de te parler maintenant? Je ne sais plus quoi dire. J’ai l’impression que l’on devient des inconnues toutes les 2. Il s’est passé tellement de choses, j’aurais aimé les partager avec toi, mais tu ne m’écoutes pas. Pourquoi toutes les fois où j’ai essayé de t’en parler, tu n’as jamais rien dit ? 


Aujourd’hui j’ai décidé d’arrêter de courir, j’ai décidé de vivre ma vie et de penser à moi, à ma santé. Je suis devenue anxieuse lorsqu’on se voyait, lorsqu’on se parlait. Je ne pourrais pas expliquer pourquoi. Je ne me sentais pas bien en dedans. J’ai le cœur en miette, j’aurai ce vide intérieur pour la vie au fond de moi. Je souhaite seulement qu’un jour tu réalises, combien tu m’as, combien tu nous as manqué... 


Ne t’en fais pas, mes amours sont là, ils me comblent d’amour et ça m’apaise. J’ai tellement de chance de les avoir. Je veux être une maman, aimante, présente et à l’écoute parce que c’est ça le rôle d’une maman. Être là et accompagner son enfant pour la vie, dans les bons comme les moins bons moments. Je te pardonne, je veux être en paix, mais je m’éloigne, ne m’en veux pas. J’ai eu trop mal, j’ai encore mal et mon cœur ne le supporte plus à présent. 


Anonyme

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